Lundi 21 novembre 2011 1 21 /11 /Nov /2011 14:14

Par Laurent Demeure, Président de Coldwell Banker France et Monaco.

La suppression, actée par les députés avant-hier, du dispositif Scellier fin 2012 est une très mauvaise nouvelle pour tous, promoteurs comme agents immobiliers, investisseurs comme locataires, résidant en métropole ou en outre-mer. Les îles françaises vont, en effet, payer le plus lourd tribu puisque la promotion immobilière est, là-bas encore plus qu’en métropole (où la part des achats investisseurs représentait quand même au court des derniers mois 60%), liée aux incitations fiscales.

Les difficultés prévisibles de nombreuses sociétés de BTP et leur pendant, le chômage des salariés de ce secteur, représente évidemment le premier « dommage collatéral » de cette décision gouvernementale qui va entraîner une grave crise du logement d’ici deux ans et demi et pour  les six années suivantes, compte tenu des délais de montage des dossiers de construction d’un immeuble… Le Président avait indiqué, en décembre 2007, qu’il mettrait tout en œuvre pour parvenir à la construction de 500.000 logements neufs par an ; Il est à parier que l’on sera en-deça des 100.000 dans les prochaines années, si aucune incitation fiscale n’est remise en place.

Le marché immobilier, dans son ensemble, risque donc de se contracter, à terme. Actuellement de nombreuses personnes souhaitent vendre leur résidence secondaire ou leur investissement locatif - ce qui entraîne une augmentation de l’offre -, mais d’ici quelques jours il sera trop tard pour échapper à la taxation des plus-values puisque les actes doivent être signés avant le 31 janvier prochain et l’offre se tarira.

Les propriétaires investisseurs qui sont « assommés » de mauvaises nouvelles ces derniers mois (surtaxe locative sur les logements de moins de 13 m², taxe sur la plus-value des résidences secondaires, suppression du Scellier) ne sont toutefois pas les seuls à pâtir de la recherche tous azimuts de fonds publics : les locataires vont, eux aussi, être des victimes collatérales de cette mesure car le parc locatif va se dégrader en quantité et en qualité et les loyers vont augmenter.

Certains pensent qu’une attaque contre le neuf peut servir l’ancien... Les investisseurs choisissant alors de se tourner vers ce dernier… Pas si sûr ! Les marchés du neuf et de l’ancien sont solidaires. Quand l’un est malade, l’autre aussi.

Le neuf, est, en effet, un moteur formidable pour l’urbanisme et le dynamisme du marché immobilier : la construction d’un immeuble va souvent de pair avec l’arrivée de nouveaux commerces et, le cas échéant - sur de grands projets - avec la construction d’infrastructures et de services publics ; Les logements anciens, alentours, profitent de cette activité, se valorisent et attirent les acheteurs. L’activité immobilière dans ces quartiers en renouvellement urbain est alors bonne pour le neuf comme pour l’ancien.

Enfin, freiner la construction neuve va à l’encontre des objectifs du développement durable et des économies d’énergie. Les logements neufs sont de qualité, aux normes, moins énergivores et le renouvellement du parc immobilier répond aux buts que s’est fixé le Grenelle de l’environnement.

Cette attaque en règle contre tous les secteurs de l’immobilier est donc regrettable car les dommages collatéraux sont nombreux et pourraient bien, à terme, être plus coûteux que prévu.

 

Par Captain - Publié dans : Défiscalisation - Communauté : La gestion de patrimoine
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Mercredi 7 septembre 2011 3 07 /09 /Sep /2011 14:29

La dernière mouture du projet de taxation des plus values immobilières décale l'application de la mesure du 24 août au 1er février.

 

Avec le risque que les investisseurs locatifs et détenteurs de résidence secondaire se précipitent pour vendre. Même en baissant le prix de vente de 7,6%, un vendeur détenant un bien depuis 15 ans et dont le prix a doublé resterait gagnant. Découvrez également les discussions en direct des parlementaires.

Mais à quoi joue le gouvernement ? La question est brutale mais mérite d'être posée. Après avoir pendant des années soutenu le marché immobilier en multipliant les mesures (PTZ+, déduction des intérêts d'emprunt, loi Robien, Scellier, etc.) il risque de brusquement gripper le marché. En effet, le dernier accord trouvé concernant la taxation des plus values immobilières (hors résidence principale) ferait passer le délai avant exonération complète de 15 à 30 ans de détention. Le rythme  serait de 2% d'abattement par an entre 5 et 15 ans de détention, puis de 3% par an jusqu'à 25 ans et, enfin 10% par an entre 25 et 30 ans. L'exonération sera ainsi nulle jusqu'à 5 ans, de 10% au bout de 10 ans, de 50% au bout de 25 ans et totale à partir de 30 ans.

Mais, surtout, la mesure s'appliquerait à partir du 1er février prochain et non pas à partir du 24 août prochain comme le prévoyait la mesure initiale. D'après Christian Jacob, président du groupe UMP à l'Assemblée nationale française, interrogé par l'AFP, "on la repousse au 1er février , signature de l'acte authentique" de vente, a-t-il indiqué. "Ce qui va nous permettre de ne pas toucher l'ensemble des ventes en cours", a-t-il dit précisé au cours du point presse hebdomadaire des députés UMP.

Faux ! La mesure initiale parlait non pas d'acte de vente signé au 24 août mais de compromis ou de promesse de vente. Les ventes réellement "en cours" n'auraient donc pas été, de toutes les manières, affectées.

Si la nouvelle mesure tient compte de l'acte de vente, cela signifie tout simplement que, compte tenu du délai d'environ 3 mois entre la promesse de vente et la signature chez le notaire, il est possible de bénéficier de la fiscalité actuelle en signant un compromis avant le 1er novembre, voire le 15 novembre si le dossier peut être traité rapidement (pas de prêt à rechercher du côté de l'acheteur par exemple).

Autrement dit, le grand risque est de voir les propriétaires, et notamment ceux qui détiennent leur bien depuis plus de 15 ans, mettre en masse leurs biens sur le marché. Environ 8 millions de Français sont détenteurs d'une résidence secondaire. Mais tous, bien sûr, ne souhaitent pas vendre.

En revanche, pour les quelques 3 millions d'investisseurs locatifs, la rentabilité de l'opération passe aussi par la fiscalité. Ils peuvent donc être tentés de prendre leurs gains en vendant au plus vite. Les deux seuls freins, pour eux, sont la fiscalité dont ils ont bénéficié et qui les oblige à louer le bien un certain nombre d'années (lois Robien, Scellier, etc.) et, éventuellement, la présence d'un locataire : un acheteur pour une résidence principale veut que le bien soit vide, contrairement à un investisseur locatif qui voit d'un bon oeil la présence d'un locataire en place du moment qu'il paie son loyer rubis sur l'ongle. Et encore, sur le premier point, il faut que les premiers programmes Robien, mis en place en 2003, sont à présent arrivés à échéance.

Si un tel scénario catastophe se produisait, on verrait un afflux de studios et deux pièces et donc, une rapide baisse des prix. Car les propriétaires auraient plus à gagner en révisant leur prétention à la baisse prix plutôt qu'à attendre la nouvelle fiscalité. Or, les prix de l'immobilier sont déjà à un niveau extrêment élevé, et l'on voit apparaître les premiers signes de baisse. Depuis quelques mois en province et depuis cet été à Paris. Déjà, lorsque le gouvernement a raboté le dispositif Scellier fin 2010, on a assisté à un afflux de demandes qui a engorgé le marché. Si bien que les notaires, débordés, ont obtenu que la mesure soit différée de quelques mois.

Pour faire très simple et donner un ordre d'idée, un propriétaire détenant un logement depuis 15 ans et dont le prix a doublé (moyenne constatée depuis 15 ans, hors inflation) aurait tout intérêt à le vendre sans plus attendre. Il bénéficierait d'un abattement de 100% aujourd'hui, et de 20% après le 1er février. Il restera gagnant s'il baisse son prix de moins de 7,6% (19% x (1-0,2) / 2) car, dans cet exemple, les plus values représentent la moitié du prix de vente du bien. De quoi affoler le marché immobilier.

Et même un propriétaire détenant le bien depuis 10 ans a lui aussi, tout intérêt à vendre d'un point de vue purement financier : il bénéficierait d'un abattement de 50% avec la législation actuelle, contre 10% si la nouvelle mouture est adoptée. Mais la marge de négociation est un peu moins élevée puisqu'elle baisse à environ 4% selon le niveau d'appréciation du bien.

Reste que le projet n'est pas encore adopté. Il peut encore faire l'objet de nombreuses modifications. Suivez en direct ci-dessous les discussions de la rentrée parlementaire.

Par Captain - Publié dans : Immobilier - Communauté : La gestion de patrimoine
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Jeudi 1 septembre 2011 4 01 /09 /Sep /2011 10:10

Les députés réunis en commission des finances ont annulé mercredi la mesure qui relevait de 5,5% à 19,6% la TVA sur les parcs à thème, un dispositif emblématique et contesté du plan d'austérité présenté par le gouvernement et qui devait rapporter 90 millions d'euros en année pleine.

 

En sera-t-il pareil pour la taxation sur la résidence secondaire?

Rien n'est moins sûr, puisque un groupe de députés va déposer un amemendement la semaine prochaine afin d'annuler cette mesure phare du plan d'austérité qui devait être une des plus rentables.

 

Affaire à suivre la semaine........

Par Captain - Publié dans : Immobilier - Communauté : La gestion de patrimoine
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Mercredi 31 août 2011 3 31 /08 /Août /2011 18:05

Le montant des cotisations collectées en assurance vie en juillet a reculé de 16% et atteint 80,6 milliards depuis le début de l'année, soit une baisse de 12% sur un an, selon les chiffres de la FFSA.

La collecte nette reste en revanche toujours positive à 3,7 milliards le mois dernier.

L'encours total s'élève à 1379,4 milliards d'euros (+6% en un an)

 

Par Captain - Publié dans : Actualités - Communauté : La gestion de patrimoine
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Mardi 30 août 2011 2 30 /08 /Août /2011 17:55
Les ventes de logements neufs ont fortement chuté au deuxième trimestre en France, comme prévu, en raison de la diminution des avantages fiscaux pour les investisseurs, alors que les prix continuent de grimper, avivant la crainte d'une baisse des mises en chantier pour fin 2012.
Seulement 23.183 logements neufs ont été vendus par les promoteurs pendant les mois d'avril à juin de cette année, soit une baisse de 22,6% par rapport à la même période de 2010, selon les chiffres publiés mardi par le ministère du Logement qui a fait état parallèlement mardi d'une hausse de 9,1% des mises en chantier et de 8,6% des permis de construire entre mai et juillet 2011.
"La baisse de 25% en 2010 à 22% en 2011 du taux de réduction d'impôt du +Scellier+ pour les investisseurs et la déception enregistrée par les promoteurs concernant le prêt à taux zéro (PTZ)+, qui a plus favorisé les achats dans l'ancien, sont les causes principales de cette baisse", explique à l'AFP Michel Mouillart, professeur d'économie à l'Université Paris X-Nanterre.
Pour l'ensemble de l'année 2011, le nombre de logements neufs vendus par les promoteurs devrait tomber, selon M. Mouillart, à environ 95.000 contre 115.000 en 2010 et 106.000 en 2009, loin du record de 127.000 en 2007.
"Les ventes devraient s'accélérer au second semestre car les investisseurs voudront encore profiter d'un avantage fiscal favorable même s'il est réduit à 16% en 2012", espère Guy Nafilyan, PDG de Kaufman & Broad, l'un des principaux promoteurs français.
Selon M. Mouillart, "l'autre point d'inquiétude concerne la hausse des prix, qui n'a pas raison de s'arrêter en raison de l'augmentation des prix des matériaux et des contraintes imposées pour les bâtiments basse consommation (BBC)".
Au deuxième trimestre, le prix moyen du m2 des logements collectifs neufs était supérieur de 7,7% au même trimestre de 2010 alors que celui des maisons individuelles ne progressait que de 1,8%.
Cette hausse touche aussi le parc ancien. "La hausse des prix du parc existant atteint une ampleur encore jamais enregistrée. Là où les marchés sont le plus tendus, les ménages voient leur capacité financière à accéder à la propriété chuter progressivement", souligne l'Institut de l'épargne immobilière et foncière (Ieif) dans une étude intitulée "Logement: un marché locatif sous influence".
Le nombre total de mises en chantier (avec les logements sociaux et les maisons individuelles), avec 347.355 unités au cours des douze derniers mois (août 2010 à juillet 2011), est encore augmentation de 15,7% par rapport aux douze mois précédents alors que celui des permis de construire accordés est de 422.974, en hausse de 10,1% par rapport aux 12 mois précédents.
Pour le secrétaire d'Etat au Logement Benoist Apparu, "la hausse du nombre de permis de construire démontre que les actions du gouvernement continuent de produire des effets importants. Cela permet d'envisager un rythme de construction soutenu pour les prochains mois. La baisse de la commercialisation est en partie conjoncturelle mais la tendance devrait s'inverser en fin d'année 2011".
Mais le président de la Fédération des promoteurs immobiliers (FPI) Marc Pigeon craint, au vu de la chute des ventes, une baisse des mises en chantier "à la fin de l'année 2012".
Aussi il annonce à l'AFP qu'il va se rendre une nouvelle fois mercredi au ministère des Finances pour éviter un "rabotage" supplémentaire, au taux de 14%, de l'avantage fiscal pour les investisseurs, comme Bercy l'envisage dans le cadre du budget 2012.

(Dowjones newswire 30/08/2011)

Par Captain - Publié dans : Immobilier - Communauté : La gestion de patrimoine
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